De longs gémissements étouffés, des bruits de respiration saccadé et de chaînes ainsi que de corps en train de se mêler. L'immense salle vide fournissait un écho formidable qui faisait ricocher tous les sons, l'emplissant d'une luxure sans pareil. Les grandes tables étaient vides, juste quelques papiers éparpillés traînaient sur le bout de l'une d'elle, les immenses baies vitrées illuminaient la pièce de la faible lumière d'un soleil déclinant. Et au milieu... il y avait une chaîne pendue au plafond qui descendait jusqu'à des poignets tendue vers le haut, les bras tremblaient et au bout il y avait le corps secoué de spasme et de contraction d'un jeune homme blond. Etendu sur le ventre, ses jambes écartées et attachée aux pieds de la table, Sera gémissait et hurlait autant qu'il le pouvait, son corps couvert de sueur tremblait de plaisir, de douleur et d'excitation. Ses dents mordaient violement dans un mord en cuir qu'on lui avait installé et qui étouffait ses cris. La chaîne qui partait de son épais collier était reliée à celle du plafond, le forçant à se cambrer. Et derrière lui... le sexe dur et suintant du gouverneur qui le pénétrait avec violence alors que son intimité était déjà encombrée d'un objet vibrant à puissance maximale.
Les mains de l'imposant homme politique le maintenait fermement, il ne gémissait pas mais on sentait qu'il prenait son pieds. Il donna une nouvelle claque sur les fesses déjà bien rougie de son jouet et il se mit à rire avant de faire glisser une main sur l'entrejambe de Sera pour masturber avec force ce membre si dur emprisonné dans un lien en cuir fortement serré. La douleur était répandue dans tout le corps du jeune homme, son esprit vacillait et il savait que ça ne se terminerait pas de si tôt. La journée avait été longue, son maître n'avait pas reçut de nouvelles du tueur qu'il avait envoyé pour éliminer ce gros porc de chancelier comme il aimait à le surnommer. Sera avait espéré qu'il l'oublie aujourd'hui, comme ça lui arrivait lorsqu'il était extrêmement fatigué... malheureusement ça n'avait pas été le cas, il était dans une des ses fatigues qui lui donnai envie de se "détendre". Et le jeune homme en faisait les frais, comme pratiquement tous les jours depuis quatre ans. Depuis qu'il avait été nommé gouverneur il l'avait piégé pour qu'il devienne son esclave... mais il n'avait jamais capitulé, pas encore... il avait réussi à tenir jusqu'à maintenant, même si ça devenait de plus en plus difficile.
Les mouvements du chef politique s'accélèrent et prirent plus d'ampleur, Sera avait l'impression d'être déchiré en deux, il criait mais seul des gémissements émanaient du bâillon. Puis les gémissements, les cris et les cliquetis des chaînes furent dérangés par un "bip" sonore et peu agréable à entendre. Les mouvements ralentirent un peu puis finalement cessèrent lorsque le son retentit une deuxième fois. Il y eut un grognement et le jeune homme poussa un gémissement de soulagement lorsque son intimité fut libérée. Il se mit à haleter, sa bave coulant le long de sa bouche sur la table. La chaîne retenant ses bras et son cou fut détendue et il s'effondra sur le bois massif de la table.
"Quoi !" dit le gouverneur avec colère en s'épongeant le front avec un mouchoir en appuyant sur le bouton de l'interphone.
Ce fut tout ce qu'entendit Sera, il était complètement ailleurs. Il reprenait son souffle avec difficulté et ne réagit que lorsque l'objet qu'il avait en lui s'arrêta. Il gémit lorsqu'il fut enlevé et il sentit son collier le tirer en arrière, signe que l'homme tirait sur la chaîne. L'esclave glissa à terre, incapable de se relever pour le moment. Son "patron" le dévisagea avec un rictus pervers et malveillant avant de s'accroupir pour lui enlever son mord. Sera le regarda avec des yeux vitreux et tout ce qu'il trouva à faire fut de lui tapoter la joue en disant quelque chose. Mais le jeune homme n'entendait rien, le sang battait furieusement dans ses tempes comme des tambours fous. Il plissa juste les yeux pour lui montrer qu'il n'était pas brisé, pas encore. Mais tout ce qu'il récoltât fut une gifle cuisante et bruyante sur son visage blême.
"Sale chien !"
Ah... ça il l'avait entendu tiens... La chaîne fut de nouveau tirée avec force et l'esclave se retrouva bientôt à genoux, appuyé contre le pied de l'imposant fauteuil de son maître qui lui caressait les cheveux comme à un animal. Il aurait voulu le repousser, lui dire qu'il n'était qu'un monstre... mais il en était incapable, il était fatigué, son membre lui faisait mal, tout son corps brûlait. Et puis la drogue faisait encore effet, il ne pouvait pas bouger de lui-même sans un ordre du gouverneur... alors il resta sur le sol, à se faire caresser la tête, alors que deux hommes entraient dans la pièce et déposait un paquet devant l'homme qui tenait son existence entre ses mains.
"Un... présent de la part du... hum... chancelier monsieur."
Sera releva légèrement la tête, piqué par la curiosité, et aperçut le gros paquet cadeau rehaussé d'un gros noeud rose. Rien que ce fait énerva son maître qui passa une main dans ses cheveux avant de faire signe à ses hommes d'ouvrir la chose. Le jeune homme se redressa un peu pour voir mais la poigne du gouverneur se resserra sur sa longue chevelure et il tira sa tête en arrière pour le regarder dans les yeux.
"Tu veux voir ? Mais seuls les chiens obéissants peuvent se permettre d'être curieux... tiens toi tranquille si tu ne veux pas que je te fasse redonner une nouvelle dose."
Sera gémit de douleur et il détourna les yeux en serrant les dents. Non, il ne voulait plus de drogue... il avait l'esprit clair, il voulait le garder le plus longtemps possible... ses yeux dardèrent de colère le sol et sa tête retomba en avant lorsqu'il fut relâché. Il haleta en s'essuyant la bouche et eut un hoquet de surprise ainsi qu'un mouvement de recul lorsque le gouverneur se releva de son fauteuil furibond. Il se mit à crier de lui enlever cette chose immonde et il serra les poings avant de décocher un violent coup de pied dans le torse harnaché de Sera qui se retrouva sur le sol en gémissant de douleur.
Il ne savait pas ce qu'il y avait dans le paquet mais son patron était furieux... Le jeune homme ne bougea pas ni ne fit aucun bruit, il n'était pas temps de s'attirer les foudres du gouverneur. Il n'avait qu'à espérer qu'il l'oublie dans son coin... il n'osait même plus respirer. Il criait, il insultait le chancelier... il finit par se rasseoir et il s'accouda sur le bureau pour réfléchir... Sera soupira, s'il réfléchissait à une vengeance alors il était tranquille jusqu'à ce qu'il trouve quelque chose et qu'il mette en action son plan. C'est alors que la fatigue le prit et qu'il s'endormit au pied de son maître, son membre toujours comprimé et en érection. Son corps nu seulement habillé de ses hautes cuissardes en cuir moulantes, du harnais autour de son torse, de son épais collier et de ses bracelets en cuirs... avec l'espoir vain qu'un jour il le quitterait...